Le rideau de fer, c’est ce qui ouvre et ce qui ferme. C’est également ce qui cache. Il protège de la lumière, du regard et de l’exhibition. Cette frontière devient une fenêtre opaque. Malgré ce cloisonnement la lumière devient intérieure.

« Operire », c’est un protocole, un jeu formel que Justin Weiler s’est imposé, une série de panneaux du même format, avec le même motif et la même source de lumière qui évolue du halo au faisceau jusqu’à jouer avec les vibrances du noir dans un éclat sombre avec un jeu d’ombres. Les traces du temps sont visibles, la pollution, le processus d’altération, les coulures d’eau. C’est par l’obsession du geste et la répétition mécanique des successions de couches monochromatiques que le sujet initial devient support représenté et la trace le dessin.

Nicolas Bataille, se joint à cette exposition pour réaliser une lecture sonore de l’œuvre de Justin Weiler.  Il créé une série de patterns réinterprétant les motifs de la série de stores. Basées sur un jeu de construction, les bandes sonores sont élaborées sur un même motif, constituées d’ondes de différentes fréquences, de l’infra-basse au suraigu. D’autres motifs aléatoires, aux aspects résonnants et métalliques viennent frapper la structure et donner une autre perception de la partition initiale. De l’obsession du geste à l’obsession sonore, il crée une répétition auditive qui retranscrit la gestuelle du visuel.