Les plantes exposées en vitrine en quasi nature morte s’apparentent pour Justin Weiler à des vanités. Contrairement aux serres qui représentent un petit monde utopique fabriqué par l’homme, les vitrines le renvoient à mon propre enfermement ; on ne peut que faner.

La Grande Serre, pièce à l’échelle un, est la représentation d’une vitrine, composée d’un ensemble de 14 cadres qui viennent dessiner la structure de la vitrine. Ce sont des plantes emprisonnées, bloquées dans un espace confiné. Les détails les plus fins des plantes, des feuilles, ont été gommés afin de leurs conférer un aspect générique. Ce sont les plantes que l’on retrouve partout. Le spectateur les regarde en train de mourir, de faner ou de reprendre vie.