Par son sujet et sa technique picturale maîtrisée Justin Weiler écrit sa peinture avec la lumière pour aboutir à une image en révélant les différents niveaux de noirs. Son espace, son support, fixent la lumière tel un photogramme.

C’est dans une gestuelle minutieuse, frénétique ou encore automatique qu'il peint, mais toujours par succession de couches monochromatiques, qui lui permettent un travail en profondeur, tel un sculpteur. Chaque fine strate, démultipliée vient apporter de la luminosité.

 

Son environnement quotidien est empli de vitrines de magasins.

Elles constituent à ses yeux une frontière, un espace entre l’intérieur et l’extérieur. Souvent temporaires, en période de travaux par exemple, elles servent à cacher, à dissimuler ce qui se passe à l’intérieure ; la nuit elles occultent, ferment et protègent. On passe devant sans les voir, sans y prêter attention alors que pour lui elles sont sa matière brute. Il veut les rendre visibles, les figer, les immortaliser sur ses supports.

Comme en synesthésie sa perception du normal s’accompagne d’une sensation complémentaire simultanée différente. Il considère cette association constante comme une force dans son travail. Cette connexion entre différentes manières de percevoir il la retranscrit plastiquement sous différentes formes, des stores, des rideaux de fer, des vanités...

L’encre de Chine, le blanc de Meudon et d’autres matériaux, se déploient en épaisseur. L’image la plus simple est rapidement sublimée par un jeu d’ombres, de clairs-obscurs, de reflets et de transparence. Le sujet initial devient alors support représenté et la trace le dessin. Les jeux de lumières et la minutie de mes traits offrent à l’œil une vision proche de la réalité et ces œuvres exposées sur les murs deviennent alors des ouvertures. La lumière indissociable de l’ombre est traitée par un jeu de contrastes et supperposition de couches d’encre de Chine évoluant de l’obscurité à la clarté et inversement.

C’est bel et bien l’espace et le «non-espace» qui existent sur ces façades qui lui importent.

 

Durant ses années d’études, la peinture a été omniprésente dans ses recherches. Depuis, son obsession continuelle picturale a évoluée et il a opéré des changements radicaux dans son processus de création tant au niveau du médium que des supports.

Dans sa pratique quotidienne inspirée par le réel, les voyages et les rencontres il recherche l’accident.

L’atelier reste un lieu de recherche lui permettant de faire des expérimentations, des tests. Il veut élargir le champs de la peinture, l’étirer, le malaxer jusqu’à son point de rupture afin de tenter d’en définir sa limite. Il recherche les décalages, les accidents qui arrivent en fonction du contexte. La mise en danger engendre chez lui la création. Une idée nouvelle surgit toujours entre deux essais.

 

Le mot latin «Operire» couvrir, recouvrir, cacher, dissimuler, résume son obsession et son geste artistique.

 

2017

DNSAP avec les Félicitations du jury

École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

 

2015

DNSEP

École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole

 

2013

DNAP

École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole

FORMATION

2018

- Prix du dessin contemporain des Beaux-Arts de Paris, Nommé

- Prix du Dessin Piere David-Weill, Académie des Beaux-Arts, Mention

 

2016

- Bourse Diamond, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris,Lauréat

- 15ème Biennale d’Arts Actuels, CRAC, Champigny sur Marne, Lauréat

- Prix des Arts Visuels, Ville de Nantes, Lauréat

 

2013

- Prix Art School, Paris, Deuxième

- Prix régional du concours «Masque», Crous de la Loire Atlantique, Lauréat

PRIX

2018

- Carreau du Temple, Galerie Provost-Hacker, «Galeristes», Paris,

- L'Atelier, «Le cœur des collectionneurs ne cesse jamais de battre», Nantes

- Ecole des Beaux-Arts Nantes Saint Nazaire, Open School Galerie  «Art delivery #2», Nantes

- FRANKLIN AZZI - DOUBLE SÉJOUR «Décadence», Paris

- Beaux-Arts de Paris, «Felicità 18», Paris

- Beaux-Arts de Paris, Galerie Droite, «Prix du dessin contemporain», Paris

- Grand Palais, «Art Fair / Art Paris», Paris

- Académie des Beaux-Arts de Paris, «Prix Pierre David-Weill», Paris

- La Villette, «100% Beaux-Arts», Grande Halle de La Villette, Paris

- L’Atelier,  «5mm par Heure», Nantes,

Lauréats du Prix des Arts Visuels de la ville de Nantes

 

2017

- Beaux-Arts de Paris, «OPERIRE//3», exposition de fin d’études, Atelier Gauthier

- CRAC Champigny-sur-Marne, Salle Jean-Morlet «OPERIRE //2»,Lauréat CRAC 2016

- Biennale d’Issy, «Paysages, pas si sages», Issy-Les-Moulineaux

- Biennale de Mulhouse 017, «La jeune création dans l’art contemporain»,

- Kimonos Art Center, «The Big Mosaïc», Paphos 2017 Capitale Européene de la Culture

- Haus, «OPERIRE», Nantes

- «Prix Pierre-David Weill», Académie des Beaux-Arts de Paris

- «Une Collection #3», Paris

- Tom GreyHound Paris, à l’occasion de la Fashion Week

 

2016

- Galerie Hervé Lancelin, «Never Let Me Go», Luxembourg

- «Luxembourg Art Week», Luxembourg

- Galerie Half Image, «The Market», Shanghai

- Le Carré, «Tout en Tourment», Association FrenchArt, Vincennes

- CRAC Champigny, «15ème Biennale d’Arts Actuels», Champigny sur Marne

 - «Vidéoformes», Clermont-Ferrand

- «Transmission», Montreuil

 

2015

- Atelier Alain Le Bras , «On est là pour voir le défilé», Nantes

- L’Atelier «Le clou», Nantes

- Galerie Municipale Jean Collet , «Novembre à Vitry», Vitry

- Galerie Loire - Ecole d’Architecture de Nantes, «Ubiquité», Nantes

- Espace Kiosko «Projection», Nantes

 

2014

- Atelier Alain Le Bras , «On n’ est pas là pour se faire engueuler», Nantes

- Inauguration de la galerie Hervé Lancelin, Luxembourg

- Galerie municipale Jean Collet, «Novembre à Vitry», Vitry

- Galerie Dulcie September, Esbanm,

«Deutsh Süd-Koreanische Freundschaft», Nantes

 

2013

- Galerie 59 Rivoly, Paris

- Festival Transcendance, Loire-Atlantique

EXPOSITIONS